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F(r)acture énergétique : Oxygène propose une vraie solution, adaptée et innovante, pour soulager les ménages

Le sujet éclipse presque la pandémie de Covid de l'actualité : l’énergie devient tout bonnement impayable. À la pompe, mais plus encore à domicile. Le 21 décembre, le mégawattheure de gaz coûtait 180 euros, celui de l’électricité 620 euros : en six mois, la facture moyenne d’électricité a grimpé de 50 %, celle de gaz de 115 % ! Si ces montants ont baissé en janvier, la Fédération belge des entreprises électriques et gazières (Febeg) doit néanmoins faire face à près d’un million de demandes d’apurement ; des ménages seront insolvables, c’est clair, alors que 18 % des Belges bénéficient déjà d’un tarif social moins élevé. La f(r)acture énergétique précarise de plus en plus de gens chez nous.
Certains fournisseurs sont sans doute tentés de gonfler exagérément les acomptes, certes afin d’éviter une facture de régularisation coup de massue aux clients mais aussi pour se donner eux-mêmes de l’air. Oui, c’est inadmissible, mais il faut savoir que dans un marché étriqué donc hyper concurrentiel, plusieurs petits fournisseurs ont déjà fermé boutique, alors que d’autres disent taper dans leur trésorerie ou renforcer leurs lignes de crédit. Il ne faut pas s'étonner si les contrats à taux fixes, à nouveau prisés par les consommateurs, ne sont plus proposés que par les leaders du marché. Car en cas d’impayés, c’est le fournisseur qui assume, hormis la TVA.
La taxe sur la valeur ajoutée, parlons-en. Lorsque nous payons 100 euros pour un produit énergétique, seuls 42 euros correspondent à la consommation proprement dite, et sur ce plan les tarifs en Belgique sont moins chers que dans plusieurs pays voisins. Le reste, sur lequel le client n’a aucune prise, près de 60 % de la somme donc - et c’est ici que nous dévissons par rapport à la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, - représente les coûts de transport, les taxes diverses (qui rapportent par an 5 milliards à l’État !) et la TVA, qui est de 21 % actuellement. Le débat qui agite le landerneau politique est : faut-il ramener ce taux à 6 %. Pour un ménage moyen, on estime que ça allégerait la douloureuse de 500 euros annuellement.

Facture d'électricité : comment la comprendre

Alors qu'il était contre en septembre, le ministre CD&V des finances est à présent favorable à une telle diminution. On comprend aisément pourquoi il est davantage soutenu depuis les bancs de l’opposition qu’au sein de la majorité : ça coûterait un milliard à l’État ! Ô surprise, ce n’est pas le principal argument avancé par les partis au pouvoir : outre le fait que cette mesure aurait un effet négatif sur l’indexation des salaires, ils déplorent le fait qu’elle aiderait aussi ceux qui ont largement les moyens de payer. « Cela ne doit pas servir à chauffer une piscine privée » a-t-on entendu lors de débats télévisés. Vous avez dit caricature ?
21 %, c’est le taux de TVA des produits de luxe, contre 6 % sur ceux de première nécessité. Qui osera prétendre que se chauffer, s’éclairer, cuire sa nourriture ne sont pas des besoins primaires ? Faut-il a contrario faire passer à 21 % la TVA sur l’eau, le pain, les médicaments sous prétexte que certains sont assez nantis pour les acheter ? Grotesque. Alors que c’était un de ses thèmes de campagne, le PS – parce qu’à sa gauche, le PTB, lui, est pour ? – préférerait un chèque de 200 euros (une somme ridicule) aux ménages à revenus moyens. C’est quoi, un revenu moyen ? Écolo demande un tarif social étendu à deux millions de personnes. Le MR opte pour le système du cliquet inversé sur les taxes, un système qui est parfois – de moins en moins – appliqué sur le prix des carburants. Comme pour le coronavirus, les « experts » y vont chacun de leur solution. Une vraie cacophonie.
Pour Oxygène, c’est oui à un taux de 6 % de TVA sur les produits énergétiques avec un prix bloqué basé sur la consommation moyenne des ménages en 2020. La surconsommation se ferait avec un coût et une TVA plus élevés car là il ne s’agirait plus de produits essentiels. Proportionnelle, cette mesure serait aussi un incitant à mieux gérer sa consommation, à plus isoler son habitation et à se tourner davantage vers des énergies renouvelables. Bref, une solution équitable et efficace. Agissons, maintenant : il y a urgence.


Catégorie : Oxygène propose